21/07/15 : d’Ipiales à "el eje cafetero"

Publié le par FDT

La Colombie, deux fois plus vaste que la France, compte 47 millions d’habitants dont 8 millions à Bogotá et 3,3 millions à Medellín. 77% de la population vit dans les villes.

La cordillère des Andes s’ouvre en 3 chaînes de montagnes qui traversent le pays du sud au nord (la cordillère occidentale, centrale et orientale). La cordillère constitue 26% du territoire mais regroupe 80% de la population. A l’est, l’Amazonie constitue 55% du territoire et 2% de la population.

La Colombie est la démocratie la plus ancienne d’Amérique latine.

L’exploitation minière est la locomotive du pays. Premier producteur mondial d’émeraude, le pays produit également or, nickel, platine, cuivre et charbon et ses réserves de pétrole sont énormes.

L’industrie est concentrée dans le textile, le cuir, l’alimentaire, le papier, la chimie et la sidérurgie. Le secteur tertiaire dynamique représente 56% de l’économie.

L’agriculture joue un rôle important avec des exportations massives de café, canne à sucre, riz, bananes, fleurs…Tout pousse en Colombie et toute l’année !

Tout irait pour le mieux si le conflit armé avec la guérilla n’absorbait pas 17% du PIB …

En comparaison, les dépenses d’éducation représentent 5% du PIB et la santé 6%.

La monnaie est le peso colombiano, 1 euro vaut 3000 pesos à notre arrivée. La monnaie est stable avec une inflation maîtrisée.

Nous conservons 7 heures de décalage avec la France avec un jour de 5h30 à 18h30.

Nous entrons en Colombie par la frontière de Rumichaca, au sud et obtenons une autorisation de séjour de l’immigration et de la douane de 90 jours.

A Ipiales, nous achetons notre assurance (soat) dans le point assurance du supermarché Alkosto. Nous avons juste à présenter un passeport et la carte grise du camping-car et repartons avec une assurance au tiers (il n est toujours pas possible de s’assurer en tous risques) à 88 000 pesos colombianos soit environ 30 euros pour 2 mois.

Nous effectuons nos premiers achats alimentaires et constatons que les prix sont inférieurs de 30% environ à l’Equateur. Nous apprenons que le carburant (toujours vendu en gallon US, 3,785 litres) bon marché dans le sud du pays, environ 0.50 E/litre, verra son prix quasiment doubler au fur et à mesure que nous irons vers le nord.

Nous rejoignons ensuite le sanctuaire de Nuestra Señora de Lajas, le « Lourdes » de Colombie, constitué d’une impressionnante église néogothique dans un site grandiose. Les falaises menant au sanctuaire sont recouvertes d’ex-voto.

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Sur les conseils des locaux, nous passons notre première nuit en Colombie sur les hauteurs du sanctuaire à 2800 mètres, sur un immense terrain au calme qui sert de parking lors des grands pèlerinages. Nous sommes réveillés le lendemain matin à 6 heures par un coq qui a décidé de vocaliser au pied du camping-car…

D’Ipiales à Popayan, notre route serpente entre 800 et 3200 mètres.

En Colombie, les routes principales sont payantes, en général en bon état avec de très rares 2X2 voies. Le réseau secondaire n’est pas en bon état. Même si une route secondaire est goudronnée, comme elle n’est pas entretenue et se dégrade rapidement avec les éléments naturels (débordement de ríos, coulées de boue…), elle se transforme vite en piste cailloutée !

On rencontre régulièrement l’armée (ejercito) sur ces routes. Les militaires lèvent le pouce au passage des véhicules, c’est leur façon de saluer, les conducteurs répondent pouce levé ou par un coup de klaxon.

Grâce à cette forte présence militaire, on peut rouler en toute sécurité sur les routes principales.

Les colombiens conviennent que l’action du gouvernement d’Alvaro Uribe, entre 2002 et 2010, a été déterminante, en luttant contre la guérilla et rétablissant la sécurité sur la majeure partie du pays. Depuis 5 à 10 ans, le tourisme se développe grâce aux colombiens eux-mêmes qui partent à la découverte de leur pays. Le nombre de touristes étrangers a doublé entre 2012 et 2014, de 2 à 4 millions.

Jusqu’à Popayan, la route est peu fréquentée.

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Une halte en bord de route pour un almuerzo classique : pollo / papas / limonada (eau avec glaçons + jus de citron + panela).

La panela, c’est du jus de canne qu’on chauffe pour transformer en mélasse et qu’on laisse refroidir et durcir.

Les colombiens l’utilisent pour sucrer le café, le lait ou toute autre préparation.

La Colombie est le pays rêvé pour les fruits, on n’en a jamais vu une aussi grande variété : piruelas, granadillas, papayes, mangues, goyaves, guanabanas, lulos, citrons verts, mandarines, guanabanas… Le pays est extrêmement vert car très humide, les nuages voilant souvent le ciel.

Nous traversons un secteur avec des communautés noires entre Patia et Rosas.

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Même si on trouve en Colombie plus de voitures particulières que dans les pays précédents, l’essentiel du trafic est composé de camions de style américain (mais sans cabine à l’arrière), de bus et de nombreux 2 roues, scooters et motos. Le port du casque est obligatoire et le numéro d’immatriculation du 2 roues doit être inscrit sur le casque. Les routes à péages sont gratuites pour les 2 roues. On n’a jamais vu autant de scooters et motos que dans ce pays…

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Nous passons une nuit au calme devant l’église du village de Timbio. Les habitants viennent à notre rencontre, très surpris de voir la casa rodante ou « carro casa » comme ils l’appellent souvent, véhicule qui n’existe pas en Colombie. Une religieuse émerveillée par notre « pequeña casa » nous propose de la bénir …

Partie de foot de Gabriel et Louis avec de jeunes colombiens…

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En effet, le prix du gallon de diesel va crescendo. Il est passé de 5400 pesos à Ipiales à 8400 pesos à Popayan…

Popayan est une charmante ville coloniale fondée en 1537, aux rues pavées et maisons peintes à la chaux, où l’on devine derrière les portes, les patios fleuris et fontaines.

Cependant, une importante circulation automobile jusqu’au cœur de la ville rend la visite extrêmement bruyante.

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Nous déjeunons dans le restaurant d’un chef français installé à Popayan depuis 5 ans, après avoir baroudé plusieurs années en Amérique du sud.

Un almuerzo à la française avec notamment une délicieuse ratatouille et des crêpes à la mangue, ajouté à cela des tables avec nappes et serviettes en tissu (ce qui n’est pas commun ici !) dans une agréable salle.

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Nous poursuivons notre route vers Cali.

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La région de Cali est grande productrice de canne à sucre, produite en continu tout au long de l’année. On croise des « trenes cañeros », camions tirant jusqu’à 5 remorques chargées de canne à sucre.

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On traverse en fin de journée la grosse ville de Cali et stationnons la nuit dans le village de Darien, à côté du Lago Calima, à 1h de route de Cali.

Le lendemain matin, nous découvrons le Lago Calima et bivouaquons au calme en bordure du lac … et au milieu des vaches, d’étranges vaches à bosses avec des sortes d’oreilles de chien.

Elles nous ont franchement adoptés (à moins que ce ne soit le contraire, c’est nous qui stationnons dans leur champ ...) et n’hésitent pas à s’approcher du camping-car.

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Portraits de vaches …

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Et d’oiseaux …

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Nous passons finalement 6 jours dans ce cadre enchanteur entre baignades, initiation au ski nautique, bicicleta de agua, lectures, balades en vélo et barbecue … Vaste programme …

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Grégoire a le sourire … Il allume un grand feu de joie avec ses cours de musique du Cned !

Et au menu, une bonne pizza au feu de bois …

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Départ en vélo pour le village de Darien, à 3 km du lac, où l’on effectue les courses.

Ne t’inquiète pas pour ton vélo, Alex, il a bien résisté au poids de Manu !!!

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Les enfants découvrent un fabricant de cerfs-volants au village et s’en offrent un ….

Les cerfs-volants, « las cometas », sont très populaires en Colombie, surtout en août, mois très venteux, où sont organisés de nombreux festivals de cerfs-volants.

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Louis à la recherche de vers pour pêcher … et Apolline canne en main …

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On dévore les Harry Potter (sauf Manu et Louis !), d’autant plus que Mamie et Papi nous ont rapporté de France les 3 derniers volumes. Grégoire et Gabriel n’ayant jamais accroché en France aux Harry Potter, nous avions uniquement pris les 4 premiers volumes. Mais la Pottermania les a gagnés !

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Le dimanche, Ana Belén et sa famille viennent à notre rencontre et nous proposent de partager leur journée. Ann Belén et son mari Felipe, qui possèdent une entreprise de vente de produits ophtalmologiques, font partie de la classe aisée colombienne. Ils habitent une maison dans un condominio (résidence fermée et gardée) à Cali et possèdent une finca près du Lago Calima.

Le mot finca désigne normalement une ferme (souvent dans la région caféière) mais la classe aisée appelle finca, la résidence secondaire qu’elle possède en dehors de la ville.

Ils ont l’habitude de passer leurs vacances d’été aux Etats-Unis mais l’envolée du dollar passé de 1800 à 2800 pesos les contraint à rester en Colombie cette année...

Ann Belén et Felipe nous expliquent que cette région, véritable poumon vert pour les habitants de Cali, est accessible aux colombiens depuis une dizaine d’années. Précédemment, la zone était aux mains de la guerilla. Eux aussi soulignent l’action décisive de l’ancien président Alvaro Uribe en matière de lutte contre la guérilla. Mais, comme de nombreux colombiens avec lesquels nous avons échangé, ils ne croient pas aux négociations actuelles pour le cessez-le-feu.

Une journée inoubliable entre bouée tractée, buggy, quad et balade au bord du río.

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Muchas gracias a Ana Belén y Felipe.

Et quelle belle surprise le lundi de voir arriver au Lago Calima…Laetitia et Jacky, précédemment rencontrés au Parc Nacional Leoncito en Argentine puis à Puerto Lopez en Equateur. Eux aussi étaient à la recherche d’un coin tranquille …

Et c’est reparti pour les courses en vélo, barbecue, crêpes et …backgammon.

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D’incontournables mashmallows grillés … Portraits de gourmands !

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Nous passons 2 belles journées ensemble avant de quitter ce coin de rêve le 31 juillet…

Nous prenons la direction d’Armenia, porte d’entrée de la région de production de café, par une route en 2X2 voies.

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Le péage avec un passage gratuit pour les 2 roues et de grosses pluies comme souvent en fin de journée.

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Mais un fort bruit de ferraille au niveau des roues avant nous oblige à stopper.

Surprenant ! Nos plaquettes de freins changées en Argentine (plaquettes de frein Ford achetées en France) sont totalement usées après seulement 15 000 km !

Nous nous arrêtons en fin de journée dans un atelier spécialisé dans les freins, rendez-vous est pris pour le lendemain à 7h30.

Nous stationnons pour la nuit dans un quartier populaire et calme d’Armenia, grosse ville moderne dont un tiers fut rasé par le terrible tremblement de terre de 1999.

S’ensuit une journée au garage. Les ouvriers démontent les roues et s’aperçoivent que les disques sont usés et leur machine ne parvient pas à les rectifier. Il faut donc changer plaquettes et disques avant, pièces indisponibles à Armenia. Il faut les faire venir de Medellín à 3h de route. Ils ont la solution : les pièces seront mises en fin de matinée dans le bus de voyageurs Medellín/Armenia, arrivée prévue à 18h30 à Armenia…

Les enfants occupent leur temps entre lecture, dvd et jeux avec le chien du garage.

L’atelier se situe à proximité du terminal terrestre où s’arrêtent quelques instants les bus longues distances. Nous parvenons donc à capter le signal wifi de ces bus et donc à récupérer et envoyer des mails, mais il faut être extrêmement rapide, les bus ne s’arrêtant que quelques minutes.

Finalement, la secrétaire du garage nous confie aimablement son code wifi. Je m’attaque à la mise à jour du blog sur l’Equateur pendant que les enfants « skypent » avec Mamie et Papi. …

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A 20h, nous quittons l’atelier, plaquettes et freins avant changés et disques arrière rectifiés.

Une équipe performante et chaleureuse, un travail de qualité … A recommander…

Nous passons la nuit dans le même quartier que la veille où les enfants retrouvent leurs amis colombiens.

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Nous recevons un mail de nos amis cyclistes Sophie et Xavier, rencontrés la première fois à San Pedro de Atacama au Chili, puis en Bolivie dans le Sud-Lipez, à Sucre, très furtivement avant Cochabamba (nous étions en route pour l’hôpital !) et enfin au parc national Toro Toro . Une longue histoire …

Ils sont à Bogotá et rentrent en France dans 3 jours. Nous décidons de modifier notre itinéraire pour les retrouver à Bogotá avant leur départ.

Direction Bogotá via Ibagué, la route est sinueuse, on monte (jusqu’à 3200 m), on descend, on remonte…avec un trafic uniquement poids-lourds. Une nouvelle route plus droite est en cours de construction. Cette région est assez pauvre, le relief accidenté limite les cultures. On ne trouve en bord de route que des lavaderos pour camion et de petits comedors. La présence militaire est importante sur cet axe.

Les paysages défilent tout comme les péages, de l’ordre de 3 euros tous les 60 kms. Sachant que le pays fait 2500 km du nord au sud, ça fait un budget… En contrepartie du péage, dépanneuse, garagiste et ambulance viennent vous « dépanner » gratuitement …

Nous trouvons enfin au péage un guide touristique colombien avec une carte routière détaillée.

Une difficulté supplémentaire aujourd’hui…mon ami Nikkon ne veut plus réaliser la mise au point automatique en mouvement ce qui rend la prise de photos franchement difficile.

Il a jusque là courageusement bravé le sable, la poussière, l’eau… mais le cap des 25000 photos de voyage semble lui être fatal…

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A Bogotá, nous stationnons dans le quartier de La Macarena, à 5 minutes à pied du centre historique. C’est un quartier paisible, un brin branché, aux multiples restaurants de tout pays.

En Colombie, il est facile de se repérer dans la plupart des villes. Les avenues sont à l’américaine, en cuadra : les avenues appelées carreras (KR) sont orientées du nord au sud et numérotées, tout comme les rues appelées calles (CL) orientées par contre d’est en ouest.

On déchiffre une adresse de la façon suivante : Carrera 6 N° 20-35 signifie que le bâtiment se trouve dans la carrera 6 à 35 mètres du croisement avec la calle 20. Le N° 20-35 figure sur le bâtiment.

Et nous tombons de nouveau sous le charme d’une capitale !

Nous découvrons Bogotá et ses 8 millions d’habitants, un dimanche avec ses nombreuses ciclovías, ces avenues réservées le dimanche aux vélos et piétons.

Ici pas de métro mais le TransMilenio, un système de bus rapides à voies réservées.

Nous découvrons une ville animée, chaleureuse et sûre avec une présence policière réduite au minimum dans le centre.

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La ville regorge de musées, la plupart gratuits et privés, appartenant souvent aux fondations de grandes banques colombiennes, mais également de nombreux théâtres, bibliothèques, cinémas…une véritable capitale de la culture.

Nous commençons par le Museo Nacional dans l’impressionnante forteresse de Cundinamarca, utilisée comme pénitencier de 1850 à 1942.

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Puis le somptueux Musée de l’Or avec près de 30 000 pièces précolombiennes en or et de belles émeraudes, notamment la plus grosse émeraude brute du monde.

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Nous parcourons avec Sophie et Xavier le centre historique bien conservé, notamment la Plaza Bolivar.

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La Plaza de toros, la Santamaría, de style mudejar, où les corridas sont interdites depuis 2012 par le maire pour lutter contre les maltraitances animales … Elle était considérée comme l’une des meilleures arènes en Amérique.

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Nous prolongeons notre visite de Bogotá en semaine, la Plaza Bolivar a retrouvé sa sérénité et ses pigeons…

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Nous visitons le Musée de la fondation Botero, peintre et sculpteur mondialement connu avec ses gros personnages à l’allure joviale.

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Un détour par la bibliothèque où nous espérons débusquer quelques livres en français… mais nous ne trouvons que dictionnaires et livres d’apprentissage de la langue française. En contrepartie, leur wifi est excellent…

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Comme dans la plupart des grandes villes d’Amérique du sud, le système « pico y placa » réduit la circulation automobile en interdisant chaque jour de circuler aux véhicules dont les plaques d’immatriculation se terminent par certains chiffres.

Voici le téléphone public colombien !

Ces pays ont fait un saut technologique avec les portables sans passer par la case « cabines téléphoniques publiques ».

Vous trouvez à tout coin de rue des personnes avec ces panneaux qui indiquent le prix d’une minute de communication (ici 100 pesos) et auxquels sont accrochés, au bout de chaînes, différent portables que vous pouvez utiliser pour téléphoner au tarif indiqué !

21/07/15 : d’Ipiales à "el eje cafetero"
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Direction la pastelería San Florida où nous achetons de délicieux croissants, pains aux raisins et chocolatines…

Après une ultime soirée « crêpes » avec Sophie et Xavier, nous les accompagnons à l’aéroport. Le plus encombrant, c’est cet énorme carton contenant… les vélos !

Ciao amigos ! Bonne rentrée Sophie, bons tipis Xavier !!!

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Aujourd’hui 3 août, nous entamons les « festivités » de mon anniversaire par une soirée pizzeria chez Monapizza, pour faire plaisir aux enfants…mais j’avoue que c’était délicieux.

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… avant de poursuivre le lendemain par un délicieux repas dans le camping-car : salade à la mangue verte, foie gras du sud-ouest et gâteau aux 3 chocolats absolument divin toujours de la pastelería San Florida ! A l’unanimité, le meilleur gâteau au chocolat de tout le voyage…

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Le lendemain, nous nous aventurons dans les quartiers plus reculés de Bogotá à la recherche d’un nouveau disque dur, le nôtre frôlant la saturation…

Dans les grandes villes d’Amérique du sud, les commerces fonctionnent par quartier : le quartier « video/tél » ou « équipements autos » ou « vêtements »…

Et là, le décor change franchement. On ne se sent absolument pas à l’aise… la police est omniprésente, on n’a jamais vu autant de policiers au m2… Heureusement, on trouve rapidement le disque dur et on quitte, soulagés, ce quartier. Il y a franchement des zones à éviter en tant que touristes…

Comme promis aux enfants, nous squattons une demi-journée les locaux de l’Alliance Française… Quel plaisir de lire des revues et journaux français pour Manu et moi…BD pour Grégoire… Romans pour Apolline… L’Equipe pour Gabriel, même avec 8 jours de retard…Et Louis retrouve avec bonheur des livres qu’il avait dans sa classe de grande section aux Abatilles!

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Après 3 jours à Bogotá que nous avons particulièrement appréciée, nous partons pour Villavicencio, hors des circuits touristiques, 110 km au sud, où Manu veut vérifier la présence des derniers DC3 en activité dans le monde…Il a souvenir d’un documentaire TV deux ans plus tôt sur les DC3 de Villavicencio.

Et c’est reparti pour un périple dans la cordillère, toujours au milieu des camions…

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Villavicencio, au pied de la cordillère orientale à 650 mètres, marque l’entrée de la zone des plaines, los llanos, vastes territoires peu peuplés avec de rares routes, les accès se font en bateau par les ríos ou par les airs.

A l’aéroport, nous sommes accueillis par la police… beaucoup de curiosité sur notre voyage et visite incontournable de la casa rodante. L’aéroport est fortement sécurisé par l’armée et la police. Nous discutons avec de jeunes appelés qui effectuent leur service militaire obligatoire d’un an, assorti d’une solde mensuelle de 30 euros environ (le salaire minimum en Colombie est de 250 euros).

Les policiers nous autorisent à stationner sur l’aéroport et nous facilitent les accès aux entreprises de transport aérien exploitant les DC3. Une dizaine de DC3 volent encore à partir de ce terrain de Vanguardia, seuls les trains de ces avions peuvent résister à des atterrissages durs sur des pistes en terre ou en pierres.

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Nous nous rendons dans une première entreprise de transport disposant d’un DC3 au moteur d’origine en étoile et d’un remotorisé (PT6), un autre DC3 sert de pièces détachées.

Un pilote nous renseigne sur leurs missions et fonctionnement.

L’entreprise assure le transport de fret et de personnes dans les zones de l’est et du sud-est colombien accessibles uniquement en avion. Le fuselage est divisé en 2 parties séparées par un filet, un côté pour les passagers (18 à 22 par avion), l’autre pour les marchandises.

Cette société réalise également des missions de transport de carburant pour l’armée toujours dans ces zones non desservies par la route. Le carburant est transporté dans un réservoir souple qui prend la forme de l’intérieur du fuselage, d’une contenance de 1000 gallons pour le DC3 au moteur d’origine (18 cylindres en étoile), 1500 gallons pour le DC3 remotorisé.

Dans le cockpit, prennent place les 2 pilotes et un mécanicien, indispensable en cas de problème mécanique dans une zone reculée.

Un DC3 remotorisé avec un Pratt and Whitney (PT6)

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Le responsable logistique d’une deuxième entreprise de transport nous accueille et nous propose même de déjeuner à leur comedor pour un traditionnel « sancocho de gallina » (soupe avec poulet, pommes de terre, manioc et bananes cuites ) avec une limonada (eau, citron et panela).

Ici, 3 DC3 au moteur d’origine fonctionnent et un quatrième vient d’arriver d’Afrique du sud pour rentrer en service dans l’entreprise.

Un DC3 vient d’atterrir, son commandant de bord nous le fait visiter pendant qu’il est à nouveau chargé pour un départ dans la demi-heure… Matelas, paraboles satellite, réfrigérateur, valises… tout s’empile dans un DC3. Chaque cargaison est vérifiée par les policiers et Teo, leur chien renifleur.

L’entreprise propose la location du DC3 avec pilotes aux touristes (très rares dans cette zone…) au tarif de 900 euros de l’heure pour 18 passagers max.

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D’autres clichés sur l’aéroport.

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A venir, des videos des DC3…

Après 2 jours à Villavicencio, nous reprenons notre route.

A la sortie de Villavicencio, nous sommes rejoints par un agent des services de l’immigration, en moto. Nous apprenons qu’il a été averti par la police du centre-ville, surprise par la présence d’un véhicule étranger dans cette zone, très peu touristique…L’agent en uniforme des services de l’immigration justifie spontanément de son identité par sa carte d’identité et son badge professionnel. Il vérifie nos passeports et visa de l’immigration et nous souhaite un bon voyage… J’avoue que nous avons eu des doutes lors de l’arrivée de cet agent sur la réalité de sa fonction…

Pour éviter de prendre la même route qu’à l’aller, nous décidons de passer par l’est par la région des plaines. Nous traversons de grandes zones d’élevages bovins, paysages ressemblant énormément à l’Uruguay. Nous avons au préalable validé l’itinéraire (Cumaral, Paratebueno, Barranca de Ubia, Santa Maria) avec la police pour nous assurer de la sécurité de cette route secondaire.

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Contrôle de police à Barranca de Ubia. Les contrôles de police en Colombie commencent généralement par une poignée de main suivie d’une foule de questions sur notre voyage… ce sont plutôt des contrôles de curiosité … Ici, le policier nous accueille par ces mots : « La Colombie vous accueille avec beaucoup de plaisir, vous êtes les bienvenus, nous sommes à votre service… ».

Nous voilà de nouveau dans la cordillère…et encore une station de lavage naturel…

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En parcourant notre guide sur la Colombie, nous comprenons enfin pourquoi les colombiens appellent nos enfants «monos », littéralement singes en espagnol… En fait, « monos » signifie «blondinet » en langage familier…

A partir d’Aguachara, nous prenons une route qui nous ramène vers l’ouest mais la route se dégrade franchement… Ici, pas de péage mais aucun entretien de la route non plus !

Baignade rafraîchissante dans le lavoir à Santa Maria, une eau de source à 18/20°…la piscine municipale étant en cours de nettoyage.

Discussion avec un groupe d’adolescents.

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Aujourd’hui, 7 août, c’est jour férié, anniversaire de la bataille de Boyacá. Le 7 août 1819, les espagnols furent définitivement vaincus ce qui ouvrait la voie de l’indépendance, avec la proclamation de la république le 17 septembre 1819.

Pour commémorer cet évènement, les colombiens arborent le drapeau colombien sur leur maison.

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De nombreux tunnels et une route souvent en mauvais état ou carrément une piste…

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Nous arrivons enfin au nord de Bogotá, à Nemocón et sa mine de sel à 2600 m.

Une petite balade à 80 m sous terre… Les galeries sont soutenues par des bois en eucalyptus qui, se gorgeant d’eau salée au fil des années, deviennent aussi résistants que du fer.

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Les miroirs de sel… réservoirs où l’on mélangeait la roche extraite avec de l’eau pour en retirer le sel.

Grâce à la forte concentration en sel (30g/l), le reflet dans cette eau est parfait.

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Nemocón est un agréable village colonial, très coloré.

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Nous passons la nuit à Cajita, au calme, devant un condominio.

Par rapport à notre « vieille Europe », ici comme dans tous les pays traversés jusqu’à présent, c’est un vaste et permanent chantier de construction : réseau routier, immeubles d’habitation, usines… tout sort de terre, où que l’on regarde, on voit des travaux…

Aujourd’hui dimanche, les camions sont au repos… et les cyclistes de sortie. Le vélo est le sport national en Colombie.

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Nous continuons vers l’est pour rejoindre la zone caféière.

Sous 37°, une halte bienfaitrice au centre aquatique d’un hôtel à Honda… Tobbogans aquatiques, piscines à vagues… une superbe après-midi.

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21/07/15 : d’Ipiales à "el eje cafetero"
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Nous entrons dans « el eje cafetero », la zone de production de café entre Manizales et Armenia. Ces somptueux paysages vallonnés entre 900 et 2000 m sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

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On y trouve essentiellement des caféiers mais aussi des bananiers, cacaoyers, avocatiers (aguacate)… et une multitude de fruits.

Aguacate et guanabanaAguacate et guanabana

Aguacate et guanabana

Les maisons sont colorés, le climat agréable… on resterait bien se reposer dans une finca cafetera !

21/07/15 : d’Ipiales à "el eje cafetero"
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Dans la cordillère, des véhicules 4x4 assurent le transport des personnes et des marchandises.

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Nous passons la nuit dans un quartier du village caféier de Chinchina.

Les habitants, peu habitués à voir des touristes, nous réservent un accueil des plus chaleureux. Les propriétaires d’un restaurant nous offrent le dîner (chuletas/arroz/papas fritas).

Luz Adriana et ses parents nous invitent à déguster le traditionnel café au lait sucré à la panela accompagné de galletas beurrées et de fromage frais.

Elle est avocate comme son père et la France évoque pour eux la déclaration des droits de l’homme, la révolution, Napoléon… et Paris bien sûr.

C’est incroyable l’omniprésence en Amérique du sud de l’image de Paris notamment notre Torre Eiffel déclinée sur les tee-shirts, porte-monnaie, stickers, protection de téléphone…

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Les habitants du quartier contactent même la police du village pour qu’elle veille sur le camping-car pendant la nuit.

Apolline passe la soirée en roller avec une copine, Gabriel et Louis au foot et Grégoire discute avec des ados…

Grégoire, qui n’a jamais franchement aimé les langues étrangères, reconnaît qu’il est bien agréable de converser toute une soirée avec des ados colombiens… les échanges sont si riches et parfois si surprenants…différence de culture oblige. Apprendre une langue in vivo est beaucoup plus accrocheur que dans une salle de classe…Les enfants sont depuis 4 mois environ à l’aise avec l’espagnol et apprennent beaucoup des autres enfants.

Et quelle jeunesse dans ces pays ! On voit des enfants partout…

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Muchas gracias à Luz Adriana, su familia y los habitantes del barrio del mirador...

Le lendemain, rendez-vous pour la visite de la Hacienda Guayabal, exploitation caféière de 64 hectares, une des plus vastes du secteur. Une agréable visite de 5 heures pour tout savoir du caféier…à la tasse.

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L’origine du café : Ier siècle avant J.C, en Ethiopie.

Le café de Colombie, uniquement de l’arabica, est reconnu comme l’un des meilleurs du monde. Ici à 1400 m d’altitude, à une température entre 19 et 25° et une pluie généreuse, les caféiers fleurissent toute l’année, ce qui oblige à cueillir quotidiennement les fruits.

On a cependant 2 grosses saisons de ramassage, avril/mai et novembre/décembre où 200 saisonniers ramassent jusqu’à 200 kg de fruits chacun par jour.

20 cueilleurs travaillent en basse saison sur l’exploitation pour cueillir environ 40kg/jour de fruits.

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Le cycle de vie du caféier : le caféier est semé dans un pot puis, au bout de 8 mois, planté en pleine terre et la première récolte réalisée à 2 ans. Les caféiers sont taillés tous les 7 ans (sinon ce sont des arbres qui pourraient atteindre 8 m de haut ce qui compliquerait la cueillette…) et remplacés tous les 21 ans.

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Dans cette région, on utilise la variété de caféier « castilla».

Le fruit passe progressivement du vert au jaune puis au rouge, couleur de sa maturité. Les fruits noirs de moindre qualité finiront en poudre pour café soluble...

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Un caféier produit 2000 grains par an, 58 grains sont nécessaires pour réaliser une tasse de café… Quand on cueille 1 kg de fruits, il ne reste finalement que 10% en poudre de café…

On découvre cette notion en fin de visite car les enfants ayant ramassé 2 kg de fruits repartent avec 200 g de café fraîchement moulu !

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Notre guide du jour nous fait découvrir différentes plantes sur l’exploitation comme l’impatient dont la teinture rose de la fleur servait au maquillage des femmes et la feuille en formation ornait les oreilles des jeunes filles…

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Ou bien ce fruit gorgé d’eau parfumée qui servait de parfums aux femmes…

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Des bananes rouges…

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Un cactus dont la feuille, une fois effilée, sert de ficelle naturelle en agriculture.

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D’immenses guaduas, une variété de bambous utilisés en construction. Au début, ils croissent de 20 cm par jour pour atteindre leur taille adulte à 6 mois, jusqu’à 30 mètres.

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En chemin, de délicieuses goyaves…

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Les enfants comptent les grains récoltés…

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La pépinière des caféiers et les logements des ouvriers.

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Une fois ramassés, les fruits sont plongés et brassés pendant 24h dans l’eau pour les débarrasser de leur peau et de la chair qui enveloppe les grains. Cette chair contient du sucre, le miel de café, qui peut être distillé pour obtenir une liqueur. Sur cette exploitation, cette chair est utilisée, une fois séchée, comme fertilisant.

Les mauvais grains restent à la surface de l’eau.

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Les grains sont ensuite enfournés à 60° pendant quelques heures. A la sortie du four, ils sont débarrassés de leur fine peau séchée, peau séchée stockée dans de grands sacs et qui servira de combustibles.

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Ces grains appelés grains verts partent ensuite à l’exportation, sur la base du cours du café arabica à la bourse de New-York (le robusta est coté à Londres)..

Une partie de la production de cette hacienda, 10%, est torréfiée sur place et mise en poche pour être vendue dans le pays.

Le café, du fruit au grain torréfié.

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La visite se termine avec le dueño des lieux, héritier de cette hacienda familiale.

Dégustation pour tous…de tout type de café : americano, expresso avec différentes vitesses de passage de l’eau…

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Aujourd’hui, le 1er producteur de café est le Brésil, suivi par le Vietnam, la Colombie et l’Indonésie. Nous découvrons que les pays asiatiques sont d’importants producteurs de café… mais de qualité moyenne.

Au Brésil, Pérou et Amérique centrale, la récolte est mécanisée, une fois par an, ce qui diminue les coûts de ramassage par rapport à une récolte en continue mais la qualité du grain est moindre car tous les fruits sont ramassés, verts, rouges ou noirs…

Le Brésil produit 50% d’arabica, 50% de robusta, le robusta poussant dans des zones plus chaudes que la Colombie entre 24 et 29°.

Pour terminer, une délicieuse glace…entourés de colibris dégustant eux…les fleurs.

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Une visite passionnante et passionnée…à l’unanimité.

Les colombiens, bien qu’ils produisent « el mejor café del mundo », consomment essentiellement du café « tinto », café léger au filtre ou bien plus souvent du café soluble issu des grains de second choix.

Les meilleurs grains partent à l’exportation, on parle de « qualité export ».

On trouve dans les supermercados aussi bien du café basique que du café qualité export, notamment l’emblématique marque « Juan Valdez ».

En route maintenant pour Salento…

Publié dans Carnet de voyage

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sidonie 16/09/2015 13:53

BONJOUR TOUT LE MONDE
DU COUP JE ME SUIS FAIS UN PETIT CAFE!
TRES INTERRESSANT CE QUI NOUS DONNE L OCCASION DE PARLER DES MONTAGNES ,DES INCAS,DU PLUS GROS DIAMANT DU MONDE ,DES MINES QUE DE QUESTIONS DU COUP GENEREES PAR LE BLOG!!BISOUS BISOUS ET ON ESSAYE DE SE SKYPER EN FIN DE SEMAINE PEUT ETRE DEMAIN ??

super Manon 16/09/2015 13:49

Salut ma copine! comment ca va depuis lundi ? j ai appris plein de choses avec le blog gros bisous OO
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