17/03/16 : de Mulegé à Tecate

Publié le par FDT

Après Mulegé, nous poursuivons vers Santa Rosalia, une ancienne ville portuaire connue pour ses mines de cuivre.

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A partir de là, nous quittons la mer de Cortès, direction la côte Pacifique non par choix mais parce que la « Mex 1 » ou « Carretera Transpeninsular », est la seule route, véritable colonne vertébrale de la Baja California. Elle serpente du nord au sud entre océan Pacifique et mer de Cortès.

Les paysages désertiques défilent…sous 35°.

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Une pause déjeuner à l’ombre de la palmeraie de San Ignacio.

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Seuls les barrages militaires rompent cette monotonie. On les rencontre depuis le nord de La Paz, tous les 100 kilomètres environ. Ils fouillent les véhicules à la recherche de drogues et d’armes. Les militaires fouillent systématiquement les véhicules se dirigeant vers les Etats-Unis mais beaucoup moins dans l’autre sens. Ces barrages doivent être financés par les Usa pour limiter les trafics en tout genre dans leur pays…

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A partir de Porvenir, nous entrons dans le Desierto de Vizcaino. Nous pensions déjà être dans un désert mais ici, c’est le niveau au dessus… même plus un cactus.

C’est un espace protégé classé « Réserve de biosphère ». Franchement, on ne voit pas ce que l’homme pourrait bouleverser dans ce milieu si inhospitalier…

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Nous arrivons à Guerrero Negro, une ville plutôt triste qui vit encore beaucoup de l’exploitation du sel au travers de sa principale entreprise, Exportadora de Sal.

Nous découvrons d’anciens bâtiments des salines… Un petit air de bout du monde… Seul signe de vie, un aigle pêcheur dégustant un poisson…

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A la recherche d’un bivouac, nous continuons jusqu’à la baie et entrons dans le Parque natural de la laguna Ojo de Liebre.

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C’est un paradis pour oiseaux avec ses milliers d’hectares de prés salés. Les oiseaux, peu farouches, se laissent aisément approcher.

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Aucune difficulté pour trouver un endroit calme et isolé pour la nuit… nous sommes seuls.

Au lever du jour, sous un ciel couvert, nous découvrons des milliers d’oiseaux autour de nous, en train de s’alimenter dans les herbes et la vase. Un petit air de Baie de Somme, le Parc du Marquenterre à l’aube…

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Le lendemain, nous quittons l’état de la « Baja California Sur » et entrons dans celui de la « Baja California ». Par chance, nous franchissons ce nouvel état à l’heure du déjeuner et les agents de la barrière sanitaire, trop occupés à manger, nous laissent passer.

Nous traversons ensuite le Parque natural del Desierto de Baja California, un splendide désert aux couleurs changeantes et parsemé d’une multitude de cactus, entre 300 et 800 mètres d’altitude.

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Une agréable halte… Balades et photos…

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Mais Louis, voulant enlever une boule d’épines de cactus plantée dans sa chaussure, se la transfère dans la main… Enfin, c’est sa version des faits, nous n’avons rien vu…

Bilan, plusieurs épines de cactus plantées dans sa main… Manu parvient à lui enlever les épines enfoncées superficiellement. Mais une épine résiste, enfoncée profondément et Louis hurle quand on la tire. Nous savons que certaines variétés de cactus ont des genres d’ardillons microscopiques à la surface de l’épine et qui empêchent de retirer l’épine de la peau.

Nous tentons un dernier essai : Grégoire et moi avec chacun une lame de cutter pour écarter la peau, Manu avec la pince à épiler…En vain, Louis hurle toujours !!!

Nous reprenons la route et demandons à un mexicain en bord de route où trouver un médecin…

Mais dans cette zone, pas de centre de santé ni médecin sur 250 kilomètres, un vrai désert médical… Pas de carburant non plus…Cela nous rappelle la Patagonie...

Le monsieur nous confirme qu’on n’arrivera pas à lui enlever l’épine et nous conseille de la couper au niveau de la surface de la peau. Son corps, d’après lui, rejettera l’épine d’ici 4 ou 5 jours. On veut bien croire qu’ici, ils agissent ainsi en l’absence de service de santé mais nous allons quand même tenter de lui faire enlever cette épine…

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Nous arrivons enfin, 3 heures plus tard, à Rosario de Arriba, dans la bien nommée région de « Baja Cactus » ! Louis a retrouvé sa bonne humeur. Il faut dire qu’en 3 heures, il a eu le temps de se familiariser avec son nouvel implant !!!


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Nous parvenons à sec à la station service… Nous questionnons la pompiste pour Louis. Elle revient accompagnée d’une auxiliaire des pompiers qui nous conduit au centre de santé de la ville. Il est 20 heures mais le médecin est heureusement encore là. Après avoir anesthésié la peau, il lui enlève l’épine. Ouf !

Mais aussi bien pour la pompiste que pour le médecin, c’est l’incompréhension quant à notre raison d’aller nous balader dans le désert pour photographier les cactus… C’est a priori pas dans leurs habitudes… et les touristes comme nous sont rares dans la région !

Nous insistons pour régler les soins mais le « Centro de salud » étant géré par le gouvernement mexicain, personne ne paie, pas même les étrangers.

Alors que nous quittons la ville, nous rencontrons 2 étudiants français réalisant leur 3ème année de Sciences Po à l’Université de San Diego. Nous discutons un moment, échangeant des informations, eux sur la Baja California où ils partent quelques jours en vacances, nous sur la Californie.

Nous poursuivons de nuit à la recherche d’un bivouac. Nous voyons sur notre Gps la Bahía San Quintín à une quarantaine de kilomètres. Nous terminons finalement sur une piste de 16 kilomètres jusqu’au petit village de La Cholera. Notre nuit sera bercée par le bruit des vagues du Pacifique…

Au petit matin, nous découvrons notre environnement, quelques maisons éparses et un océan plutôt agité…Pas d’électricité, chaque maison est équipée de panneaux solaires ou d’éolienne.

Nous effectuons le chemin de la veille en sens inverse et de jour, surtout.

Nous découvrons une première anse où les habitants ramassent de gros coquillages appelés Almejas, qu’ils mangent crus avec du citron. Nous en achetons quelques uns pour le déjeuner.

Nous continuons et aboutissons sur une grande baie dédiée à l’ostréiculture. Nous échangeons avec un vieil ostréiculteur sur les manières de produire les huîtres ici et en France.

On consomme les huîtres crues avec du citron ou de la sauce piquante et, bien sûr, una cervecita ! On produit des huîtres dans toutes les baies de la côte Pacifique de Baja California. Elles sont vendues 60 pesos (3 euros) la douzaine, à comparer avec le salaire journalier d’un ouvrier qui est de 70 pesos…

Nous découvrons que nous sommes encore ici dans une réserve naturelle Nous effectuons une agréable balade dans les dunes du bord de la mer, colorées par de nombreuses plantes en fleur.

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Sur la plage, de nombreux mexicains ramassent des cailloux tout plats qu’ils vendent ensuite aux Etats-Unis pour réaliser les sols des douches ou terrasses extérieures. Cette activité est autorisée sur cette plage.

Nous quittons la baie de San Quintín, direction le nord. Nous traversons une grande région viticole, la Valle de Guadalupe, aux vins réputés.

Nous profitons des grandes oliveraies du nord du Mexique pour nous réapprovisionner en olives et en miel de fleurs d’olivier (un régal…).

Nous voilà enfin à la frontière mexicaine de Tecate. Mais là, c’est un arrêt obligé car nous n’avons pas encore trouvé d’assurance camping-car pour les Usa. Nous savons depuis 15 jours que les 2 compagnies qui assuraient les camping-car européens aux Usa ne le font plus depuis début 2016 : trop de sinistres, coût d’acheminement des pièces de l’Europe vers les Usa trop élevé…

Nous espérons trouvé une assurance mexicaine pour les Usa. Mais, aujourd’hui, pas de chance, c’est jour férié au Mexique. Ni le lendemain d’ailleurs car aucune assurance au Mexique n’assure les véhicules étrangers pour voyager aux Usa. Nous envoyons des dizaines de mails à des sociétés d’assurances américaines, canadiennes, européennes… Nous épluchons tous les forums de voyageurs à la recherche d’informations.

Nous sommes bloqués… Nous n’osons pas nous engager aux Usa sans assurance car nous sommes conscients du risque financier que nous courrions en cas de sinistre.

Nous en profitons pour effectuer des tâches bassement matérielles comme le lavage du linge. Mais ici, pas de lavandería mais des lavomatic où nous effectuons nous-même nos machines…un avant-goût des Usa et de notre retour !

Puis recherche de sciure pour nos toilettes sèches mais, au pays des cactus, ce n’est pas gagné. Nous en trouvons finalement dans un magasin de découpe de bois.

Depuis le début du voyage, quand nous expliquons à ceux qui nous donnent de la sciure, l’usage de la sciure, nous lisons sur leur visage une totale incompréhension… Los baños secos, ils ne connaissent pas !!!

Les garçons effectuent leurs derniers achats de CD piratés en espagnol et enfin un passage par la dulcería, le magasin par excellence de bonbons en tout genre, un temple du sucre…

Nous fêtons finalement l’anniversaire de Grégoire à Tecate, dans une pizzeria aux airs de resto américain avec ses sièges en sky rouge et ses jeux. Promis, nous le fêterons de nouveau aux Usa, comme c’était initialement prévu.

Nous passons finalement 8 jours à Tecate, collé à notre ordinateur à guetter l’arrivée du moindre mail, espérant enfin une réponse positive d’une assurance.


Le vélo d'Alex au Mexique !!! et barbecue dans le parc de la ville.

Le vélo d'Alex au Mexique !!! et barbecue dans le parc de la ville.

Malheureusement, une après-midi, alors que nous nous baladons dans la ville, notre camping-car est fracturé et nous disons adieu à notre appareil photo et notre ordinateur.

Voilà pourquoi vous n’aurez pas de photos de la bahía San Quintín, hormis quelques photos de fleurs joliment prises par Apolline, ni de notre escale à Tecate.

Mais, bonne nouvelle, une compagnie américaine accepte enfin de nous assurer… Quelques échanges de documents par mail, un règlement par carte bancaire et le tour est joué.

Nous longeons une dernière fois le long mur frontière en fer.

Maintenant, States nous voilà !!!

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Publié dans Carnet de voyage

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