06/11/15 : de Matagalpa à El Espino

Publié le par FDT

Fatigués par cette chaleur étouffante de bord de mer, nous prenons avec joie la direction des montagnes.

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Chacun son style pour la sieste...

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Nous passons une nuit à Matagalpa, à 600 mètres d'altitude, au pied de sa belle cathédrale.

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Nous poursuivons le lendemain dans les montagnes au nord-est de Matagalpa, dans la réserve naturelle « Cerro El Arenal ». Une agréable fraîcheur autour de 1500 mètres, une zone de production de café et de légumes (choux, carottes, céleri...). Dans ces pays, on ne peut produire des légumes, fleurs ou café qu'à partir de 1200 mètres environ. Plus bas, il fait trop chaud.

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A la sortie de Jinotega, une agréable odeur de café grillé nous interpelle.

Au bout d'un chemin, une tostaduría... Nous nous présentons et demandons s'il est possible d'observer leur travail. Nous sommes accueillis avec plaisir.

Le café, récolté essentiellement de novembre à mars au Nicaragua, arrive ici pour sécher 8 jours au soleil.

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Il est ensuite mis en sac et passé dans une machine pour enlever la peau séchée.

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Puis grillé pendant 15 minutes environ.

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Nous mesurons la différence de méthode par rapport à la finca visitée en Colombie : ici les tâches sont réduites à leur minimum pour obtenir un café bon marché vendu sur le territoire national alors qu'en Colombie, le procédé long et minutieux permet d'obtenir un café de grande qualité vendu à l'exportation.

Nous nous arrêtons à l'entrée d'Estelí, intrigués par un match qui ressemble à du baseball.

Renseignement pris, il s'agit de softball, une version plus « douce » du baseball, avec un terrain plus petit et des lancers moins forts.

Le baseball est le sport national au Nicaragua, avant le football et le softball.

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A la sortie d'Estelí, nous prenons la direction de la Reserva Miraflor, dans le secteur « El bosque de las nubes », 2 heures de piste, 25 kilomètres...

Toute cette zone très humide demeure dans la brume une grande partie de la journée, avec les singes hurleurs en bruit de fond...

Un bout du monde rythmé par le passage de cavaliers, de motos, de vieux bus et de très rares voitures.

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Les chevaux sont utilisés pour les travaux des champs et comme moyen de transport sur ces pistes.

Les enfants se rendent à cheval à l'école du village. Tous ces chevaux, attachés devant l'école d'El Cebollal, attendent la sortie des écoliers...

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Une agréable balade dans ce bosquet humide.

Au détour, un matapalo de 260 ans récemment tombé. Cet arbre, appelé aussi « arbre étrangleur », a la particularité de pousser en prenant comme support un arbre existant pour ensuite l'étouffer et prendre sa place...

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Nous nous renseignons au village d'El Cebollal pour une balade à cheval.

Nous rencontrons Luís, le guide communautaire, qui nous renseigne sur le fonctionnement de son village, sa « comunidad ».

On vit ici, à 1500 mètres, essentiellement de cultures de pommes de terre, choux, maïs, oignons, haricots en grain et café. Le climat permet ici de faire 4 récoltes de pommes de terre par an.

Il n'y a pas vraiment de système d'entraide « gratuite » dans l'agriculture.

Un agriculteur va aider son voisin ou un autre agriculteur, en général le matin de 7 à 11 heures, cela moyennant un « dédommagement » de 150 córdobas soit 5 euros environ.

Suite à des sécheresses et crises économiques à répétition ces dernières années, les familles ont tendance à limiter aujourd'hui le nombre d'enfants à 4 alors que 7 ou 8 était auparavant courant.

Le village bénéficie de l'eau potable mais n'a pas d'électricité. Le village n'a pas les moyens de payer la moitié du coût de l'installation électrique, l'état prenant en charge les 50% restant.

Certaines familles possèdent des panneaux solaires mais cette installation coûteuse, de l'ordre de 850 $, n'est pas à la portée de tous et l'accès au crédit bancaire très coûteux.

Dans certains villages, ces installations sont financées par des ONG ou des fondations, américaines notamment.

Les villageois, dans le cadre du tourisme communautaire, organisent des randonnées équestres.

Tout est prévu pour que chaque famille puisse bénéficier des retombées du tourisme.

Ce tourisme communautaire génère des retombées directes sur les familles mais il est souvent peu connu car les villageois disposent de peu de moyens d'informations, plaquettes touristiques...

A l'inverse, on trouve dans ce secteur des fincas, des fermes tournées vers le tourisme et souvent propriétés d'étrangers, qui maîtrisent parfaitement les outils de communication, disposent d'importants moyens financiers et travaillent avec les agences de tourisme des villes.

Luís nous explique que la vente d'alcool est interdite dans le village car une consommation excessive d'alcool détourne du travail et génère des violences. Et l'ouverture récemment d'une finca touristique avec restaurant et bar pose problème car les jeunes vont y boire et acheter de l'alcool.

Même le comedor (petit restaurant) du village, où mangent parfois des touristes, ne sert pas d'alcool.

Le lendemain, nous voilà partis avec Luís.

Un cheval lui appartient, les autres proviennent d'autres familles du village. Nous réglons l'équivalent de 9 euros par personne donc par cheval, somme qui reviendra au propriétaire de chaque cheval. Nous versons également l'équivalent de 20 euros (le salaire minimum mensuel est de l'ordre de 200 euros), une partie pour Luís comme guide, une partie pour la promotion du tourisme communautaire. Cet argent servira notamment à la construction en cours par les villageois d'un bâtiment qui accueillera des stand d'artisanat, de restauration et d'information pour les touristes.

4 heures de balade dans de superbes paysages, au milieu d' arbres à la « barba de viejo », matapalos et autres.

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C'est dimanche, jour de baseball au village.

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Nous quittons la reserva Miraflor le 9 novembre.

Nous décidons de nous arrêter à l'entrée d'Estelí où nous avions remarqué, quelques jours avant, des entreprises de tabac.

Renseignements pris, nous sommes dans la grande région de production de tabac et de fabrication de « puros », ces cigares réputés mondialement, autant paraît-il que les « puros » cubains... Effectivement, des cubains se sont installés au Nicaragua il y a quelques années pour y développer la fabrication de cigares.

Ici, pour obtenir un bon «puro », tout commence au champ... De gigantesques fincas, propriétés de riches nicaraguayens, gardées par une armée d'agents de sécurité, fournissent la matière première aux entreprises de fabrication de cigares.

On récolte le tabac à partir de décembre ; il est ensuite séché pendant 2 à 3 mois dans d'immenses séchoirs chauffés.

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On se renseigne auprès de 2 grandes entreprises de fabrication de cigares pour visiter mais on nous répond qu'il faut s'y prendre plusieurs semaines à l'avance et passer par des agences de tourisme.

On ne se décourage pas... on interroge des habitants d'Estelí et on apprend qu'il existe, à côté de ces mastodontes du secteur, de petites entreprises de production.

Nous trouvons une de ces fabriques, gérée par un cubain qui nous accueille avec plaisir et nous ouvre les portes de son atelier.

Il faut environ 3 mois pour former un ouvrier. Les ouvriers fonctionnent en binôme homme/femme.

La première étape réalisée par un homme consiste à rouler les feuilles de tabac (au préalable sélectionnées fonction du type de « puro » que l'on fabrique) pour former le cigare. Les cigares sont ensuite placés 2 fois 15 minutes dans une presse.

Ensuite, une ouvrière enveloppe le cigare d'une dernière feuille de tabac et réalise les finitions. Les ouvriers sont payés à la pièce, ils peuvent fabriquer jusqu'à 350 cigares par jour.

La grande majorité des cigares sont fabriqués à partir de feuilles entières de tabac, une petite quantité de cigare, de second choix, réalisée à partir des résidus de tabac issus des cigares de premier choix.

Un autre ouvrier passe ensuite chaque cigare dans un appareil qui vérifie que le pressage du cigare est optimal, c'est à dire qu'une quantité d'air suffisante peut passer afin de pouvoir le fumer.

Trop pressé, le tirage serait impossible, pas assez pressé, il serait trop important.

Certains « puros » sont de véritables œuvres d'art...

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Les cigares demeurent ensuite 3 mois dans une pièce à hygrométrie et température constante (20°), avant d'être empaquetés par 25 au nom de prestigieuses maison de cigares, pour partir sur le marché nord-américain essentiellement.

Les très bons « puros » fabriqués ici sont vendus 2$ pièce départ fabrique, on les retrouve à 5$ dans les boutiques de cigares des grandes villes du Nicaragua (un marché de niche) et à 10$ environ aux Etats-Unis ou au Canada, l'essentiel des ventes bien sûr.

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Le gérant cubain nous indique que les cigares peuvent se conserver pendant des années dans une poche opaque, type poche poubelle, dans le bas du réfrigérateur. Preuve à l'appui...le réfrigérateur dans son bureau.

Nous passons la nuit à Condega où la population s'affaire au montage de la crèche sur la place du village.

Nous déjeunons au comedor d'une mamie, d'un traditionnel « pollo/arroz con frijoles/ensalada/tortilla », la galette de maïs (tortilla) fait office de pain au Nicaragua.

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Louis se passionne pour le démontage pièce par pièce d'une petite télé qui ne fonctionne plus...

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Le lendemain, nous sommes accueillis par le prêtre qui propose de nous faire visiter la fabrique de « puros » du village, dont il connaît la propriétaire.

Devant la fabrique, les vélos alignés des ouvriers...

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On observe ici le travail de dénervurage et de tri des feuilles.

Pour les meilleurs cigares, les feuilles peuvent fermenter et sécher pendant près de 2 ans avant leur utilisation.

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Les tâches suivantes sont identiques à la fabrique d'Estelí.

Un travail de fabrication en binôme homme/femme.

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Les cigares sont stockés 2 à 3 mois dans une pièce à 20°, à l'air quasiment irrespirable à cause de l'émanation des feuilles sèches de tabac.

Le contrôle qualité de chaque cigare et leur empaquetage. Là encore, 99% de la production part sur le marché US et canadien.

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Au bout de 2 jours, nous quittons Condega, enfin presque...Nous nous arrêtons à la sortie du village sous une pluie diluvienne, intrigués par un atelier de travail du cuir en bord de route.

On y fabrique très artisanalement des gants de baseball, en cuir de vache. Gabriel s'offre en souvenir un gant qui complétera la balle précédemment achetée.

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En route maintenant vers la frontière...

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Une dernière halte nicaraguayenne au Cañon de Somoto, datant de 12 à 13 millions d'années et issu d'une éruption volcanique. Ce canyon de 3,7 km de long se parcourt au trois quart dans l'eau.

Il est impénétrable en septembre/octobre, au plus fort de la saison des pluies car le niveau de l'eau est beaucoup trop haut, +20 mètres par rapport au niveau actuel.

En Amérique centrale et au nord de l'Amérique du Sud, on n'a que 2 saisons : l'hiver qui correspond à la saison des pluies de mai à octobre, et l'été, la saison sèche, de novembre à avril.

La température est agréable, 22° à 700 mètres.

Peu de touristes étrangers visitent ce lieu, seuls des touristes nationaux s'y rendent essentiellement en décembre (vacances scolaires d'été) et pendant la semaine sainte.

Nous partons à 7 heures à la fraîcheur, avec 2 guides dont un uniquement pour les enfants, par rapport à l'âge de Louis et Apolline.

Une balade inoubliable de 3H30 entre nage, toboggans naturels, sauts...seuls dans un environnement grandiose. Les enfants sont émerveillés... Louis nous surprend par son endurance dans l'eau...

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A la sortie du canyon, on essore tout...puis retour à pied au camping-car.

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Le lendemain, lever à 5 heures pour franchir la frontière à El Espino, une frontière grouillante de petits vendeurs, intermédiaires en tout genre, cambiadores...

Côté Nicaragua, nous avons en face de nous des agents de l'immigration corrompus qui nous réclament une taxe de sortie en dollars, sans reçu bien sûr...

Je demande à voir le papier justifiant cette taxe, ils rechignent, je réitère ma demande toujours avec le sourire...

Finalement, ils m'ouvrent les portes de leurs bureaux pour visualiser un vieux texte de loi indiquant une taxe en quetzales, inférieure évidemment au montant demandé en dollars...

Manu stresse dans ce genre de situation, il a toujours peur qu'on finisse bloqués à une frontière...

Mais je trouve injuste de payer des fonctionnaires corrompus alors que ces personnes bénéficient déjà d'un statut privilégié... dont ils abusent.

Et cette scène se déroule avec, face à moi, une affiche indiquant que l'Union Européenne finance un programme d'aide alimentaire au Nicaragua, une autre affiche mentionnant qu'en raison de la sécheresse l'eau est coupée 14 heures par jour...

Le Nicaragua est actuellement dans une situation difficile (comme le Guatemala et le Costa Rica), suite aux sécheresses des dernières années ayant généré de faibles rendements agricoles, donc des prix de matières premières en hausse et une situation de crise alimentaire pour une grande partie de la population.

C'est donc parfaitement injuste de donner de l'argent à ces fonctionnaires nantis alors que l'argent devrait bénéficier via l'état à ceux qui en besoin...Bon, je ne suis pas complètement naïve... je sais bien qu'en passant par l'état en partie corrompu lui-aussi, ce qu'on paie ne revient pas en totalité à la population mais en partie tout de même !!!

Autant j'arrive à « comprendre » les voleurs d'oeufs de tortue par nécessité alimentaire, autant je n'accepte pas les fonctionnaires corrompus, comme déjà rencontrés en Argentine, Bolivie et Colombie.

Face à ces gens, il ne faut jamais s'énerver car ils restent toujours corrects, souriants et ne comprendraient alors pas que l'on puisse s'énerver... C'est une culture differente de la nôtre !

Donc en restant ferme mais souriant, en parlant bien sûr leur langue, on arrive en général à notre fin.

Je paie finalement cette taxe en quetzales avec un reçu officiel de paiement...

N'ayant plus de quetzales, nous faisons du change auprès des agents de change (cambiadores) de la frontière où nous retrouvons un agent de l'immigration en train de changer des dollars en quetzales!

Pas de fouille du véhicule.

Les nicaraguayens nous ayant alerté sur l'insécurité croissante au Honduras, nous décidons de le traverser au plus court sur 150 km.

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tarrit 08/01/2016 21:29

Bravo Louis tu nages super bien!