05/09/14 : nous retrouvons Grapgalo ...

Publié le par FDT

Motivés, nous débutons les démarches pour sortir le camping-car du port de Montevideo.

1ère étape : le service de l'immigration urugayen pour obtenir le "certificado de llegada". Beaucoup de monde mais une dame, qui attend son père pour effectuer des démarches, nous propose d'échanger nos tickets de passage : nous passons immédiatement du N°17 au N°7.

Le service de l'immigration est efficace, en 1/4 d'heure nous obtenons notre sésame moyennant 150 pesos uruguayens.

Il faut également signaler que l'espagnol parlé en Uruguay correspond totalement à celui de l'Espagne ce qui facilite énormément la communication. Adieu les spécificités de l'espagnol "argentin"...

Nous rencontrons Edouardo, uruguayen d'une soixantaine d'années qui parle très bien le français car les enfants de sa génération étudiaient au très réputé à l'époque "lycée français" et apprenaient notre langue. Aujourd'hui, les petits uruguayens apprennent l'anglais. Il nous confirme que la vie est très chère en Uruguay. Bien que possédant 4 millions de têtes de bétail sur leur territoire, les uruguayens ne peuvent pas consommer de boeuf (on n'en trouve quasiment jamais dans les magasins). En effet, toute leur production part à l'étranger car la demande est forte et les prix payés élevés. Le prix du boeuf devient donc inaccessible à la population.

Le niveau d'éducation est par contre très bon et les services de l'administration fonctionnent très bien.

Nous avions remarqué que l'alimentation était quasiment au prix de la France. C'est le pays le plus cher de l'Amérique latine.

2ème étape : direction les bureaux de Grimaldi, la compagnie maritime propriétaire du cargo "Grande Amburgo" sur lequel notre Grapgalo a traversé l'Atlantique.

Nous obtenons le "Bill of landing" et continuons nos démarches vers les services de "Shipping", dans une rue proche.

Palacio Salvo

Palacio Salvo

3ème étape : il est 14H

Nous obtenons le document qui va nous permettre de continuer les démarches aux bureaux de douane et à l'administration du port de Montevideo. Nos réglons les taxes de douane de 580 US$.

Normalement, à cette étape, sur conseil de notre transitaire, nous devrions contacter un intermédiaire en douanes pour effectuer les démarches suivantes jusqu'à la récupération du camping-car.

Le délai habituel, entre le moment où toutes les démarches sont effectuées par l'intermédiaire en douane et le moment où les services du port "libèrent" le camping-car, est de 1 à 2 jours.

Cependant, il est 14H et, devant l'efficacité et la rapidité des précédents services (immigration, Grimaldi et shipping), nous décidons de "zapper" l'intermédiaire en douane et continuons nous-mêmes les formalités suivantes.

4ème étape :

Services de la douane sur le port de Montevideo où nous obtenons un nouvel imprimé,...

Nous avons l'impression de participer à une chasse au trésor (notre camping-car...) en accumulant progressivement des indices .

5ème étape :

Services de l'administration du port de Montevideo.

Paiement des taxes portuaires 511 US$. Aussi bien les taxes de douane que les taxes portuaires doivent être réglées cash en dollars US : nous obtenons des factures pour ces règlements. Tout est très carré et fort surprenant pour l'Amérique du Sud.

6ème étape : il est 17H

Retour au douanes, dans un service différent du précédent. 1h d'attente car notre dossier n'a pas a priori été envoyé dans le bon service. Le fonctionnaire des douanes Edouardo s'en excuse et nous offre un verre de coca-cola pour faire passer le temps... Chaque fonctionnaire a sur son bureau son maté et son thermos d'eau chaude... Superbe ambiance avec des fonctionnaires extrêmement chaleureux et efficaces.

A 18H, nous obtenons notre xième papier avec le nom du terminal où se trouve Grapgalo. Il est situé à 3 kms des bureaux de la douane, le port de Monyevideo étant extrêmement vaste.

Alors que nous attendions un taxi (enfin 2 taxis comme toujours car nous sommes 6...) pour nous rendre au terminal, nous voyons Edouardo, le fonctionnaire des douanes, débouler en voiture pour nous conduire.

Exceptionnel ! Nous n'avions jamais rencontré avant notre arrivée en Amérique du Sud une telle chaleur humaine de la part de personnes qui ne nous connaissent pas...

Et cette convivialité, cette gentillesse est vraiment ce qui nous a le plus marqué depuis notre arrivée ...

7ème étape :

Edouardo nous dépose en 3 minutes (grace à ses laisser-passer sur le port) au bon terminal.

Et nous découvrons notre camping-car au milieu de véhicules ... On nous remet un dernier papier pour la douanes à la sortie du port. On ne sait franchement plus à quoi corrrespondent ces différents imprimés...

En montant dans le camping-car, nous découvrons qu'il a été visité pendant la traversée... C'était prévisible et cela arrive fréquemment car l'équipage du cargo dispose de la clé des véhicules pendant la durée du voyage en mer.

Cependant, il nous manque quand même pas mal de choses : le vélo de Grégoire (ça n'a pas dû être facile de le sortir, ils ont dû le démonter...), notre système de filtration de l'eau, toutes nos lampes à dynamo, des paires de chaussures ... et pas mal de bricoles.

Mais comme dit Louis, "ce n'est pas grave car le camping-car était trop lourd...". Il fait référence à la "surcharge pondérale de Grapgalo" lors de son chargement sur le cargo à Anvers : 4.1T au lieu de 3.5T ...

Mais rien ne pourra altérer notre bonne humeur car, à 19H, nous franchissons l'ultime étape...

8ème étape :

Nouveau passage à la douane. Un fonctionnaire inspecte de l'extérieur le camping-car et valide notre sortie.

A 19h30, nous sortons du port mais sans assurance pour le véhicule ...

On n'y croit pas, on s'attendait à le récupérer au plus tôt le lundi ... Nous pensions visiter Montevideo le week-end et trouver une assurance pour le camping-car...

Les enfants sont ravis de retrouver leurs petites affaires mêmes s'il en manque certaines....

Nous arrivons à l'auberge de jeunesse, un peu encombré de notre camping-car, garé dans une rue du vieux Montevideo... Mais les propriétaires nous trouvent rapidement une place de stationnement pour la nuit dans un garage fermé.

Txepi, la propriétaire, nous offre l'atlas routier des pays du Mercosur ... une véritable bible pour nous voyageurs.

Le lendemain midi, nous quittons l'auberge de jeunesse après avoir fait de nombreuses photos avec Txepi... Nous échangeons nos adresses mail pour rester en contact.

Départ de l'auberge de jeunesseDépart de l'auberge de jeunesse

Départ de l'auberge de jeunesse

Publié dans Carnet de voyage

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Tarrit 15/09/2014 22:17

bonjour et merci à Edouardo
P.E. Victor aurait pu dire ....est celle qu'on ne camping car pas....